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Cette troisième édition s’articule autour des projets de nos partenaires qui soutiennent nos pollinisateurs. Les projets présentés sont financés par le MECB via le fonds pour la protection de l’environnement. Il s'agit de projets proposés dans le cadre des appels à projets "pollinisateurs" initiés par le ministère en 2022 et 2023, ainsi que du grand projet des parcs naturels en faveur des insectes. 

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Partenaires et projets

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ANF

Création de jardins pour pollinisateurs qui serviront de jardins de démonstration 

Grâce à ce projet, l’Administration de la nature et des forêts (ANF) vise à créer des « jardins pour les pollinisateurs » à travers tout le pays.

 

« Les pollinisateurs ont besoin de jardins offrant une grande variété de plantes à fleurs et il est important qu’ils puissent trouver des fleurs tout au long de l’année. C’est pourquoi l’ANF souhaite créer des jardins spéciaux à cinq endroits différents du pays, qui profiteront avant tout aux pollinisateurs. De plus, ces jardins serviront d’inspiration aux citoyens qui souhaitent faire quelque chose pour les pollinisateurs dans leur propre jardin. Grâce à la diversité de leur structure, ces jardins offriront un nouvel habitat non seulement aux pollinisateurs, mais aussi à d’autres animaux, tels que les crapauds, les Rougequeue à front blanc, les gliridés... et, bien sûr, un havre de paix pour tous les visiteurs. Ces jardins seront entretenus en collaboration avec des partenaires locaux afin qu’ils puissent jouer un rôle important à long terme, tant à la campagne que dans les villes ».

Grâce à ce projet, l’Administration de la nature et des forêts (ANF) vise à créer des « jardins pour les pollinisateurs » à travers tout le pays.

Guides pour sensibiliser et informer divers acteurs cibles

L’Administration de la nature et des forêts (ANF) joue un rôle fédérateur et central dans la mise en œuvre de la politique nationale en matière de protection, de conservation, de restauration et de gestion durable de la nature et des ressources naturelles. Le plan d’action national en faveur des insectes pollinisateurs donne la feuille de route concernant les différentes mesures à mettre en œuvre en faveur des pollinisateurs. Il prévoit notamment que plusieurs guides techniques et de bonnes pratiques soient élaborés à destination d’acteurs cibles, publics et privés. Le projet a pour but d’élaborer des guides permettant de sensibiliser et d’informer les acteurs cibles des différentes actions qu’ils peuvent mettre en œuvre pour favoriser les pollinisateurs. Cela peut être dans le domaine de l’aménagement ou dans la gestion de biotopes et autres espaces verts pour que les insectes pollinisateurs soient mieux pris en compte et ainsi mieux conservés. Dans ce contexte, l’ANF fera élaborer des guides visant : - les gestionnaires du milieu naturel, afin que les insectes pollinisateurs soient mieux incorporés dans leurs programmes de gestion aussi bien en milieu ouvert qu’en milieu forestier ; - es entreprises privées, pour qu’elles aient facilement les informations nécessaires leur permettant de mettre en œuvre des mesures d’aménagement ou d’entretien extensif sur leurs espaces verts ; - les paysagistes et jardiniers qui sont des acteurs clés pouvant être eux-mêmes des multiplicateurs, puisqu’ils ont non seulement une influence sur les producteurs, mais aussi sur les consommateurs ! L’élaboration de ces guides sera précédée d’une phase de concertation avec le public cible et ensuite de campagnes de sensibilisation pour que les guides soient adoptés par le plus grand nombre.

CELL asbl, est un mouvement citoyen de la transition, dont le réseau développe depuis 10 ans les modes d’action et la pensée écosystémique.

Polynatur est un projet de préservation et de restauration des pollinisateurs et de leurs écosystèmes porté par CELL et soutenu par le Ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable. Les pollinisateurs fournissent des services indispensables à l’agriculture et la production alimentaire. Polynatur répond à la disparition actuelle des insectes à l’échelle mondiale avec un programme d’actions sur trois ans pour protéger les pollinisateurs, impliquant de nombreux acteurs sur tout le territoire : 

  • Accompagnement & Formation autour de la protection et de la restauration d’habitats, à destination des jardins communautaires, individuels, et d’entreprises : jardins-forêts, haies naturelles et sèches, semences, greffes, prairies fleuries... 

  • Recherche participative avec le Musée national d’histoire naturelle du Luxembourg et des citoyens pour approfondir et divulguer les connaissances sur les insectes pollinisateurs.

  • Contribution au réseau de semences autochtones via la production et la distribution de semences de fleurs indigènes.

  • Rédaction d’un guide des bonnes pratiques au jardin pour les pollinisateurs.

CELL

Projet « Polynatur » (2023-2025)

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EBL

« Mäin éischt Bestëbser-Buch »

Ëmweltberodung Lëtzebuerg asbl EBL est une organisation de conseil indépendante et neutre dans le domaine de l'environnement. Elle est active dans les domaines les plus divers de la protection de l'environnement, dont la protection de la biodiversité.

Dans le cadre du Plan National Pollinisateurs, EBL publie le 'Mäin éischt Bestëbser-Buch'.

 

Ce petit livre d'histoires illustré s'adresse aux enfants d'âge préscolaire et primaire, aussi bien dans le cadre scolaire et des structures d'accueil que dans le cadre familial.

 

Les enfants doivent être mis en contact le plus tôt possible avec le sujet des 'pollinisateurs' et les comportements et mesures à déduire. Le livret combine des contenus d'apprentissage pédagogiques avec une invitation à la mise en œuvre concrète.

Les enfants doivent apprendre à connaître le thème des pollinisateurs, leur importance, les menaces actuelles et les solutions et mesures possibles. On ne peut protéger que ce que l'on connaît et que l'on apprécie. Les questions suivantes doivent être abordées : - Que sont les pollinisateurs ? - Quelles sont leurs fonctions importantes ? - Pourquoi les pollinisateurs sauvages sont-ils actuellement menacés ? - Quelles mesures de protection et de soutien peuvent être prises dans l'environnement scolaire et privé ? Le livre 'Mäin éischt Bestëbser-Buch' de 52 pages au format A5 guide les enfants à travers ce sujet au moyen d'une histoire dialectique racontée. De brefs dialogues sont intégrés entre les deux personnages principaux non humains, Betti et Litti. L'histoire est illustrée par des dessins et une attention particulière est accordée à la justesse et à l'exactitude des insectes et des plantes dessinés. L'illustration, avec suffisamment de détails attrayants, est aussi importante que le texte. Dans le cadre scolaire, le livre est associé aux contenus programmatiques existants de manière interdisciplinaire ; dans les structures d'accueil et les familles, les adultes sont incités à mettre en pratique, avec les enfants, les mesures et les actions décrites dans le livre. Le livre 'Mäin éischt Bestëbser-Buch' est complémentaire aux activités pédagogiques pour enfants proposées par d'autres acteurs du domaine de la protection de la nature et peut également être utilisé à l'occasion de leurs activités. Le livre est publié en luxembourgeois, qui est la langue d'intégration dans les écoles primaires et les structures d'accueil pour enfants. Le 'Mäin éischt Bestëbser-Buch' est complété par un site internet avec les catégories "Comment ? Où ? Quoi ? La science pour les enfants" - "Idées créatives et de bricolage en rapport avec le livre" - "Pages du livre à colorier", intégrées dans emweltbuch.lu.

MNHN – Musée national d’histoire naturelle & Fondation Faune et Flore

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Préserver les pollinisateurs menacés grâce à des plans d’action pour certaines espèces

Le déclin mondial de la diversité des pollinisateurs est dû à de nombreux facteurs de menace, notamment le changement d’occupation et d’exploitation des sols, mais aussi l’urbanisation, la construction de routes, l’eutrophisation, les insecticides, les espèces envahissantes et le changement climatique. Des mesures ciblées sont nécessaires pour stopper et inverser la tendance négative. La planification stratégique de la conservation de la nature est une méthode appropriée pour développer des solutions ciblées en vue de la protection des espèces menacées, avec la participation de nombreux décideurs. C’est pourquoi l’élaboration de plans d’action pour des espèces est une partie importante du plan d’actions national pour la préservation des insectes pollinisateurs au Luxembourg. Dans le présent projet du Musée national d’histoire naturelle et de la Fondation Faune-Flore, nous développons une liste nationale prioritaire des espèces de pollinisateurs pour lesquelles des plans d’action sont nécessaires. Celle-ci est établie sur la base des critères suivants : l’existence d’un plan d’action européen, le statut de liste rouge européenne, la fonction d’indicateur et le statut de liste rouge nationale actuel ou provisoire

Un deuxième point fort du projet est la mise en œuvre du plan d’action européen pour les abeilles spécialisées sur les plantes de la sous-famille des Dipsacoideae. Ce plan d’action sera précisé pour le Luxembourg et les actions prioritaires seront mises en œuvre. La spécification pour le Luxembourg doit se faire en coopération avec les principales parties prenantes (administrations, associations de protection de la nature, communes, agriculteurs). L’espèce cible la plus importante pour le Luxembourg est l’abeille Andrène de la scabieuse , Andrena hattorfiana. Un troisième objectif du projet est de développer un plan d’action national pour Neoascia unifasciata, une espèce de syrphe très menacée en Europe et récemment découverte au Luxembourg. Cette espèce a besoin de grandes populations de pétasites (Petasites hybridus) et n’a été observée jusqu’à présent que sur l’Eisch à Koerich. Des mesures prioritaires pour sa protection doivent être mises en œuvre dans le cadre du projet en coopération avec les exploitants et gestionnaires des terrains. Afin de lutter contre la fragmentation croissante des habitats des pollinisateurs, le quatrième point fort du projet est la modélisation de « buzz lines » (réseau d’habitats appropriés pour les pollinisateurs). Un plan d’action national sera également développé pour la mise en place d’un tel réseau d’habitats. L’objectif général du projet est d’améliorer le statut de conservation des espèces de pollinisateurs menacées, en coopération avec les parties prenantes nationales et locales.

BeeKey - Empowering Luxembourg’s wild bee taxonomy and conservation

L’élaboration de stratégies de conservation efficaces ciblant la biodiversité des abeilles sauvages est une préoccupation majeure dans de nombreux pays européens visant un développement durable. Dans cette optique, il est essentiel d’accroître la capacité à identifier de manière fiable les espèces d’abeilles. Le Luxembourg abrite environ 350 des espèces décrites. Cependant, il est considéré comme l’un des pays européens ayant la plus faible capacité taxonomique pour les hyménoptères, selon les résultats de la liste rouge européenne des taxonomistes d’insectes. En outre, le pays ne dispose pas de clés d’identification adaptées à la faune locale d’abeilles sauvages et il n’existe pas de programmes de formations dans les établissements d’enseignement pour développer les compétences des jeunes taxonomistes. Il est nécessaire d’inverser cette tendance négative qui menace la capacité du pays à répondre au « New Deal for Pollinators » de la Commission européenne.

L’objectif du projet « beekey » est de développer des outils taxonomiques en libre accès pour les espèces d’abeilles sauvages locales qui peuvent être utilisés pour former des talents locaux et aider les spécialistes dans leur travail actuel et futur. Dirigée par la Fondation Faune-Flore et le Musée national d’histoire naturelle de Luxembourg, cette initiative développera des clés taxonomiques spécifiques pour la faune d’abeilles sauvages du Luxembourg, ainsi qu’une série de guides pratiques de terrain des groupes morphologiques les plus reconnaissables en utilisant le matériel de référence fourni par le projet « beelibre » en cours. Nous produirons également un rapport consultatif sur l’état actuel des données locales sur les abeilles sauvages et les exigences d’une liste rouge nationale conformément aux lignes directrices de l’Union internationale pour la conservation de la nature. En garantissant la disponibilité d’outils taxonomiques libres et gratuits, ce projet contribuera à un transfert continu de connaissances applicables entre les projets de conservation et soutiendra leur durabilité à long terme.

Beelibre.lu – base de données en ligne sur les abeilles sauvages au Luxembourg

Les abeilles sauvages sont des insectes pollinisateurs d’une importance fondamentale pour les cultures et les plantes sauvages. Leurs services écosystémiques sont évalués à des milliards d’euros et leur disparition pourrait causer des dommages irréparables à la biodiversité, à la reproduction des plantes et à la production alimentaire. Le succès de stratégies de conservation efficaces dépend de notre compréhension aussi bien de la taxonomie que de l’écologie des abeilles sauvages. À cette fin, un matériel de référence bien répertorié joue un rôle essentiel. 

Dans le cadre de l’appel à projets « Pollinisateurs », les chercheurs en zoologie affiliés à la Fondation Faune Flore et au Musée national d’histoire naturelle du Luxembourg développent une base de données en ligne, en libre accès pour le stockage des données nationales sur les abeilles sauvages. Identification, sensibilisation et écologie des abeilles sauvages Quatre bibliothèques permettront aux chercheurs et au grand public d’accéder à des informations librement disponibles sur un seul site web multilingue :
1. une base de données d’images de haute qualité prises sur des abeilles vivantes et des spécimens de musée,
2. un répertoire bibliographique de toutes les publications nationales pertinentes,
3. une expérience pilote d’inventaire du pollen visant à découvrir les interactions écologiques potentielles entre les plantes à fleurs hôtes locales et les abeilles sauvages pollinisatrices qui leur sont associées,
4. une bibliothèque de référence des codes-barres ADN des espèces d’abeilles sauvages du Luxembourg qui manquent actuellement de matériel de référence. Les informations seront librement accessibles aux chercheurs et au grand public, ce qui permettra de diffuser les connaissances scientifiques à un public plus large et de sensibiliser à la biodiversité des pollinisateurs au niveau national. --- Le Musée national d’histoire naturelle du Luxembourg est aussi bien un institut culturel que de recherche. Ainsi, le « Centre de recherche scientifique » du musée mène des recherches dans tous les domaines du patrimoine naturel et contribue à sa conservation – notamment en ce qui concerne la bio- et géodiversité.

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Atlas des syrphes du Luxembourg

Les chercheurs en zoologie affiliés à la Fondation Faune Flore et au Musée national d’histoire naturelle du Luxembourg visent à élaborer un atlas des syrphes du Luxembourg. Cet atlas permettra de mieux comprendre comment les perturbations du paysage affectent la dynamique de leurs populations et, en fin de compte, de développer de futurs projets de conservation et des listes rouges. Pour ce faire, des équipes terrain vont capturer des spécimens à l’aide de filets et de pièges spécifiques pour attirer les syrphes. Ils couvriront l’ensemble du territoire luxembourgeois plusieurs fois et plusieurs années de suite. Toutes les données seront mises à la disposition des acteurs nationaux et internationaux de la conservation et seront analysées parallèlement à la publication de l’atlas. --- Le Musée national d’histoire naturelle du Luxembourg est aussi bien institut culturel que de recherche. Ainsi, le « Centre de recherche scientifique » du musée mène des recherches dans tous les domaines du patrimoine naturel et contribue à sa conservation – notamment en ce qui concerne la bio- et géodiversité.

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natur&ëmwelt

Les pollinisateurs – plus que les abeilles

Dans le but de protéger l’habitat des insectes pollinisateurs au Luxembourg et d’élargir les connaissances à ce sujet, les partenaires expérimentés du projet natur&ëmwelt, Fondation Hëllef fir d’Natur et natur&ëmwelt ASBL ont développé un concept de projet commun : ils créent des mesures de mise en œuvre de nouveaux habitats et préservent les habitats existants grâce à l’éducation et aux instructions pratiques. Dans ce contexte, l’accent est mis sur l’importance des pollinisateurs et l’urgence de les protéger.

 

En accord avec le plan d’action national pour la conservation des insectes pollinisateurs, natur&ëmwelt souhaite, grâce à son offre, sensibiliser à la tendance du déclin des insectes au Luxembourg afin de la freiner. Étant des organisations de protection de la nature expérimentées, elles partagent la perspective qu’il ne faut pas seulement protéger et soutenir les espèces individuelles de pollinisateurs, mais aussi leurs communautés. 

Leur offre s’articule autour de trois axes et vise différents partenaires dans le domaine de l’enseignement et de l’éducation, des entreprises, des communes ainsi que les particuliers. Elle englobe donc aussi bien les espaces de vie urbains que ruraux. Même sur les surfaces les plus petites, il est possible de mettre en œuvre des mesures utiles et efficaces pour créer des espaces de vie et pour transmettre des informations. Dans ce contexte, nous insistons sur l’importance de la connectivité des habitats. Le « réseau de guêpes » s’établit sur la base d’un projet de conseil sur les guêpes déjà lancé par la natur&ëmwelt ASBL. Les années d’expérience dans le domaine des conseils sur les guêpes ont montré que la demande de conseils au Luxembourg est bien plus importante que ce qu’un seul centre de conseil peut offrir. Chaque conseil réussi signifie la préservation d’un nid de guêpes et permet d’éviter l’utilisation de pesticides. Le sous-projet « Nichoirs et jardins favorables aux pollinisateurs » a pour objectif de créer de nouveaux habitats et de transmettre des connaissances sur ces réalisations concrètes. À travers des ateliers et des échanges directs avec des éducateurs, des entreprises, des municipalités et des particuliers, on construit des nichoirs tout en promouvant la biodiversité. Grâce à des conseils de jardinage individuels, tant dans les zones urbaines que rurales, on vise à créer des jardins favorables aux pollinisateurs afin de lutter contre le déclin de la diversité des insectes au Luxembourg. Le volet « cours de détermination » vise à améliorer les connaissances de la population sur les insectes et sur les pollinisateurs en particulier. L’objectif est de sensibiliser les gens aux insectes et à leur rôle important dans les écosystèmes en partageant des connaissances à leur sujet.

Les pollinisateurs – plus de connaissances

Afin de renforcer les connaissances de la population sur les insectes et d'attirer les experts en insectes de demain, les partenaires du projet de natur&ëmwelt, la Fondation Hëllef fir d'Natur et natur&ëmwelt ASBL, ont développé un projet pédagogique commun. Dans le cadre de ce projet, des cours complémentaires sur les pollinisateurs sont proposés en complément du projet « Les pollinisateurs, plus que les abeilles ». Par ailleurs, deux publications seront élaborées : une clé de détermination des papillons au Luxembourg et un livre Pixi sur le thème des guêpes. De plus, du matériel pédagogique sera préparé avec lequel les enseignants pourront organiser les cours scolaires autour du livre Pixi. Grâce à ces éléments, il est visé de mieux faire connaître les insectes et les services qu’ils rendent dans nos écosystèmes.

Naturparken

« D’Naturparken zu Lëtzebuerg – een Insekteräich »

Des régions définies par un paysage naturel et culturel unique – ce sont les trois parcs naturels luxembourgeois. Les hommes sont au cœur de l’idée de parc naturel. L’amélioration de la qualité de vie et le développement durable de la région jouent un rôle important. C’est pourquoi les réalisations ne se font pas seulement DANS la région, mais aussi AVEC celle-ci. 

 

Le projet « D’Naturparken zu Lëtzbuerg – een Insekteräich » a été lancé en 2020 par le Parc naturel de l’Our et à partir de 2021, le Parc naturel de la Haute-Sûre ainsi que le Natur- & Geopark Mëllerdall se sont joints au projet. L’objectif du projet est de protéger les insectes dans plusieurs milieux en misant aussi bien sur la sensibilisation que sur la mise en œuvre de mesures concrètes sur le terrain. Ainsi, le projet est adapté à différents acteurs : organismes publics, population, entreprises privées et agriculteurs. 

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Parmi les mesures réalisées sur les terrains des communes ou de l’État figurent la valorisation des surfaces dites « Eh da ». Il s’agit de surfaces sur lesquelles il n’y a pas toujours une utilisation apparente et qui pourraient donc être utilisées pour promouvoir la biodiversité. Dans le cadre de formations, les services techniques apprennent à entretenir ces surfaces de manière à ce qu’elles soient favorables aux insectes. Une exposition itinérante et des ateliers sur la création de prairies fleuries ou la construction de nichoirs à abeilles sauvages informent et encouragent la population à s’engager pour la protection des insectes. En outre, des concours permettent aux citoyens de gagner l’aménagement de leur jardin et de découvrir ainsi que les jardins favorables aux insectes peuvent également être esthétiques. Les surfaces des entreprises privées peuvent servir de projet pilote et d’exemple pour montrer à quel point les espaces commerciaux et industriels peuvent être favorables aux insectes. Cela permet d’aider les entreprises à gérer leurs terrains de manière durable. Étant donné qu’une grande partie du Luxembourg est constituée de surfaces agricoles, le thème de la protection des insectes doit également être pris en compte ici. C’est ainsi qu’un catalogue de 6 mesures différentes éligibles à une prime a été élaboré comprenant les « Beetle Banks », les « buissons fleuris », les « bandes d’herbe ancienne », la « culture de plantes sauvages énergétiques », le « mélange de maïs et de haricots à rames » et les « tas de bois mort ». Afin d’analyser l’avancement des mesures, une évaluation a également lieu. Découvrez plus d’informations sur le projet, les actions, des conseils pour s’engager soi-même et des informations générales sur les insectes sous www.insekten.lu.

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SICONA

Protection, conservation et gestion des pollinisateurs et de leurs habitats sur terrains communaux dans le sud-ouest et le centre du Grand-Duché de Luxembourg (2023-2027)

Le projet « Protection, conservation et gestion des pollinisateurs et de leurs habitats sur terrains communaux dans le sud-ouest et le centre du Grand-Duché de Luxembourg » sera mis en œuvre par les syndicats intercommunaux pour la conservation de la nature SICONA Centre et SICONA Sud-Ouest avec leurs 42 communes membres. Le syndicat SICONA dispose des qualifications nécessaires pour la mise en œuvre d’un projet d’une telle envergure, grâce à une équipe multidisciplinaire agréée, axée sur les services planification, technique, scientifique et pédagogique.

Le projet englobe : - la création d’espaces verts, proches à l’état naturel à l’intérieur du périmètre d’agglomération sur une surface totale de cinq hectares au cours du projet. Il s’agit par exemple de l’aménagement de prairies fleuries avec des semences autochtones sur des terrains publics en collaboration avec les services communaux responsables. S’y ajoute la création de structures favorables à la nidification des pollinisateurs et d’autres insectes, adaptées à la station, comme des tas de bois mort, des tas de sable ou encore des tas de pierres. - la plantation ou l’ensemencement ciblé d’espèces rares mais autrefois typiques, des prairies extensives en vue d’augmenter la qualité des biotopes encore existants en zone verte, et afin d’augmenter la qualité de la ressource florale, notamment pour des espèces de pollinisateurs spécialisées ou rares. Ces plantes seront élevées à partir de semences autochtones et toujours plantées en groupes afin de faciliter l’établissement de l’espèce dans la prairie cible. On prévoit de planter au moins 5.000 individus et d’installer 50 fenêtres d’établissement. - la formation des services communaux (techniques et/ou jardinages) en vue d’une gestion adaptée des abords de chemins ruraux et des espaces verts communaux. - la formation d’entreprises de jardinage privées en vue d’une réalisation de projets proches de la nature et leur gestion. La demande sur des terrains privés est de plus en plus importante, mais très peu de gens privés disposent du savoir-faire et des outils nécessaires pour aménager leurs espaces verts et les alentours des maisons. La formation du personnel d’entreprises de jardinage est donc un élément clé en vue de favoriser des habitats adaptés aux besoins des pollinisateurs sur les terrains privés dans nos agglomérations.

Commune de Bettembourg

Le projet est réalisé par la commune de Bettembourg en collaboration avec le « Parc Merveilleux Bettembourg » et la « natur&ëmwelt ASBL ».

 

Dans le Parc Merveilleux à Bettembourg, un sentier thématique appelé « Bestëbser » sera aménagé sur une surface de 800 m2, sur lequel seront notamment installés des panneaux d’information, des éléments de jeu et des ruches.

 

Toutes les informations seront communiquées en français et en allemand dans un langage simple, le public cible étant les enfants âgés de 9 à 12 ans.

 

Des panneaux seront mis en place dans la zone de repas du parc pour enseigner aux enfants, et également aux adultes, la conduite à adopter en présence de guêpes. Ces panneaux seront illustrés d'images explicatives.

 

Par ailleurs, une alimentation de diversion sera installée autour de la zone de repas du parc afin que les guêpes s’attaquent moins à la nourriture des visiteurs pendant la haute saison pour réduire au mieux les situations de conflit.

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La commune de Bettembourg elle-même accueillera également des hôtels pour insectes ou abeilles sauvages à 5 endroits différents. Ici, des panneaux d’information seront installés et un monitoring est prévu sur une période de 4 ans. Pour les enfants des SEA et/ou les classes scolaires intéressées, un atelier spécifique sera organisé sur le thème « D’Harespelen: Eis schwarz-giel Superhelden » (« Les guêpes : nos super-héros noirs et jaunes »), qui se concentrera surtout sur les différences et l’utilité des guêpes et des pollinisateurs en général. On y trouvera également un poste d’observation à partir duquel les enfants pourront observer un nid de guêpes vivant à une distance sûre. Les principaux objectifs de ce projet et de ses différentes mises en œuvre sont les suivants : •Lutter contre les préjugés sur les pollinisateurs et notamment les guêpes. •Améliorer et faciliter la cohabitation entre les guêpes et l’homme. •Éviter ou réduire au strict minimum l’élimination inutile (la mort) des pollinisateurs par l’utilisation d’insecticides. •Renforcer et promouvoir l’importance de tous les pollinisateurs en général.

Aménagement d’habitats en faveur des pollinisateurs dans la commune de Bettembourg

LIST

La surveillance des pollinisateurs sauvages à l’échelle du Luxembourg est coordonnée par l’équipe « Biodiversity Monitoring & Assessment » du Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST) au travers du programme national « Luxembourg Pollinator Monitoring Scheme » (LUPoMS). Focalisé majoritairement sur le suivi annuel des papillons de jours, abeilles sauvages, bourdons et syrphes, ce programme est actuellement en grande partie réalisé par des professionnels mais suscite de plus en plus l’intérêt du grand public. Durant les dernières années, plusieurs citoyens ont ainsi manifesté leur volonté de participer en collectant bénévolement des observations sur le terrain selon la méthodologie développée dans le programme LUPoMS. Au travers du projet CITIPOL (Intégration des citoyens dans le programme de surveillance des pollinisateurs sauvage au Luxembourg), le LIST souhaite répondre favorablement à la demande croissante des citoyens en intégrant un système de sciences participatives au cœur de LUPoMS.

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Les citoyens qui s’engagent dans ce système seront formés à la détermination des pollinisateurs et sensibilisés à leur conservation, mais seront également régulièrement informés des résultats issus du programme de surveillance LUPoMS. Le projet CITIPOL envisage de (1) former les citoyens à l’identification et à la surveillance des insectes pollinisateurs par la mise en place de cours théoriques et pratiques, (2) impliquer des citoyens bénévoles dans ce système de sciences participatives en les accompagnant individuellement dans tous les aspects pratiques liés à la collecte des observations sur le terrain et à l’encodage des données, jusqu’à leur autonomie complète dans le programme LUPoMS, et (3) maintenir l’engagement des bénévoles dans le programme LUPoMS en animant le réseau de bénévoles par le biais d’activités éducatives et sociales autour des résultats de ce programme. L’implication de citoyens bénévoles dans LUPoMS permettra d’améliorer la couverture géographique des données collectées et la robustesse de l’échantillonnage nécessaire pour estimer l’évolution des populations de pollinisateurs sur le long terme à l’échelle du pays.

CITIPOL

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Les communautés de pollinisateurs sauvages subissent des pressions en raison de plusieurs facteurs, tels que la perte de ressources florales, l'intensification de l'agriculture, l’utilisation de pesticides, etc. Outre ces facteurs avérés, certains auteurs ttéra évoquent la concurrence potentielle entre l'apiculture commerciale et les pollinisateurs sauvages (abeilles solitaires, bourdons et autres). Alors que le Luxembourg fait état d'un nombre croissant d'apiculteurs et de ruchers, aucune information n'est disponible quant à l'influence des abeilles mellifères sur la santé des pollinisateurs sauvages dans les zones protégées Natura 2000. Dans le cadre de DESPOT, le Dr Matteo Ripamonti (PI) et son équipe du Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST) évalueront l'abondance et la virulence du virus des ailes déformées ou « Deformed wing virus » (DWV) de type A et de type B ainsi que du « Sacbrood Virus » (SBV) responsable de la maladie du couvain sacciforme chez différentes espèces indicatrices de pollinisateurs sauvages dans six zones protégées au Luxembourg. Les résultats seront comparés avec la propagation du virus chez les abeilles mellifères (Apis mellifera) provenant de ruchers situés autour de ces zones. L'analyse des abeilles mellifères et des pollinisateurs sauvages sera réalisée en étroite collaboration avec la Fondation Faune-Flore (FFF), le Musée National d'Histoire Naturelle (MNHN) et la Fédération des Unions d'Apiculteurs du Grand-Duché de Luxembourg (FUAL) de 2024 à 2026. En utilisant la PCR digitale en gouttelettes ou « Droplet Digital PCR » (ddPCR) dans les laboratoires du LIST, DESPOT détectera et quantifiera avec précision même les cibles peu abondantes de différents agents pathogènes. 

En abordant 11 des 21 actions des trois piliers du "Plan national d'actions pour la préservation des insectes pollinisateurs", les résultats aideront les parties prenantes à déterminer l'effet de l'apiculture commerciale sur la santé des pollinisateurs sauvages et à adapter les mesures pour optimiser une coexistence équilibrée de l'apiculture et de la conservation de la nature. En cas d'effets potentiels de l'apiculture commerciale à proximité de zones protégées, des lignes directrices peuvent être élaborées en étroite collaboration entre le Ministère de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité (MECB) et la Fédération des Unions d'Apiculteurs du Grand-Duché de Luxembourg (FUAL). De plus, les résultats pourront être inclus dans le "guide d'implantation raisonnée des ruchers" qui est développé en collaboration avec la FUAL.

DESPOT

SIAS
 

Le projet « Promotion des pollinisateurs dans la région viticole de la Moselle » est mis en œuvre par le syndicat SIAS dans les vignobles de la région de la Moselle.

L'objectif principal du projet est de créer des habitats de substitution pour les pollinisateurs dans un paysage qui est souvent artificiel et pauvre en structures. Ces habitats de remplacement sont créés sous forme d'îlots de fleurs, d'éléments structurels, de supports de nidification artificiels et, sur de plus grandes surfaces, sous forme de rangées d'arbres et de plantations de bosquets. 

Les habitats de reproduction et d’alimentation sont placés à une distance appropriée les uns des autres et mis en réseau. Grâce à son climat doux et chaud ainsi qu'à ses sols généralement pauvres en nutriments, la région de la Moselle et ses vignobles conviennent particulièrement bien aux insectes.  

De plus, il est important d'adapter la mise en œuvre des mesures aux pratiques d'exploitation des viticulteurs afin de générer un maximum de bénéfices pour les pollinisateurs. Le présent projet doit permettre d'établir et de renforcer la bonne collaboration entre le SIAS et les viticulteurs, comme c'est déjà le cas avec les agriculteurs. 

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Comme la Moselle luxembourgeoise et sa région viticole se trouvent presque entièrement à l'intérieur du territoire du SIAS, la Station Biologique veut trouver des solutions pour rendre ce paysage culturel plus diversifié et ainsi le valoriser écologiquement. La création de structures linéaires ainsi que la reconnexion de biotopes existants et de surfaces riches en espèces par la mise en place d'éléments de relais doivent permettre de lutter contre la fragmentation du paysage mosellan.

1. Promotion des pollinisateurs dans la région viticole de la Moselle

2. Promotion des pollinisateurs dans les zones d'habitation

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Le projet « Promotion des pollinisateurs en milieu urbain » a pour objectif de mettre en œuvre des mesures ciblées de protection et de promotion des pollinisateurs dans les 21 communes membres du syndicat SIAS.

Grâce aux conseils de la Station Biologique, la plupart des communes membres sont déjà actives dans l’aménagement écologique de leurs espaces verts. Cependant, il s'agit souvent de petites mesures qui sont mises en œuvre de manière hésitante. Le financement supplémentaire accordé par le Fonds pour l'environnement permettra de réaliser des projets pilotes mettant en avant les intérêts des pollinisateurs et qui convaincront les élus communaux et leurs services techniques de penser de manière plus innovante et à plus grande échelle.  

Le projet s'adresse à trois groupes cibles différents : 

• Communes : la plupart des mesures seront mises en œuvre sur des espaces publics. 

• Entreprises : outre les zones d'habitation, les zones industrielles offrent également un potentiel élevé de surfaces qui, si elles sont aménagées de manière adéquate, peuvent servir d'habitat aux pollinisateurs. 

 

• Population : la population doit être encouragée à aménager ses jardins de manière naturelle par la sensibilisation et le travail de relations publiques.

Crédits photographiques:

Photo 1: ©ANF

Photo 2: ©CELL

Photo 3: ©EBL

Photo 4: ©Leo Nelson

Photo 5: ©Julien Reiners

Photo 6: ©Golf de Clerveaux

Photo 7: ©SICONA

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